La branche des industries chimiques se compose de différents acteurs, de l’amont à l’aval, de la production des produits chimiques de base aux intermédiaires à la formulation, en passant par les spécialités chimiques. Considérée comme une industrie d’excellence en France, son chiffre d’affaires est en constante croissance depuis trois ans. La chimie française rayonne à l’international : elle se classe, en 2018, au second rang européen, septième rang mondial et la France dispose de plusieurs leaders mondiaux dans son tissu industriel.

Situé en amont de la chaîne d’approvisionnement, le développement de l’industrie chimique est un axe clé de la souveraineté économique et sanitaire française, car elle fournit l’ensemble de l’industrie en matières premières essentielles, en particulier le secteur pharmaceutique, mais également le secteur agricole.

Principaux enjeux

Face à la forte concurrence mondiale, les entreprises investissent dans l’amélioration des performances des produits et des procédés de fabrication ainsi que dans le renforcement de ses avantages concurrentiels (productivité, plateformes industrielles, amélioration des routes logistiques, infrastructures, etc.). La recherche de nouvelles formulations et de nouveaux procédés est au cœur de la compétitivité du secteur.

Les entreprises investissent également dans le QHSE. Elles ont un rôle clé dans la transition écologique et énergétique de l’industrie en France. De par l’amélioration de la maîtrise énergique, de l’anticipation et prévention de la pollution, sécurité des sites, etc. et en proposant aux marchés utilisateurs les solutions nécessaires à une économie décarbonée.
La chimie du végétal, destinée aux applications B to C (détergence, cosmétiques, peintures, adhésifs…), et plus spécifiquement la filière des biotechnologies industrielles (pour la pharmacie, la cosmétique et l’agroalimentaire), répond à une demande de plus en plus forte de produits ayant un moindre impact environnemental.

Crise sanitaire : quels impacts ?

Bien que résilients face à la crise sanitaire, certains secteurs de la Chimie ont subi les conséquences de la baisse d’activité économique et du confinement. Les cosmétiques et les entreprises liées à l’aéronautique et l’automobile ont notamment souffert d’une forte baisse de la demande et des restrictions réglementaires au niveau des achats.

Emploi

Il existe une réelle tension en recrutement, notamment sur les métiers techniques. Le vivier de candidats est relativement faible et partagé par l’ensemble des industries de process (métallurgie, pharmaceutique, plasturgie, etc.), ce qui nécessite de travailler à l’attractivité de ces métiers.
Le vieillissement des effectifs est également une problématique importante pour le secteur qui doit assurer son renouvellement et la transmission des compétences à une jeune génération plus encline à la mobilité.

Formation

La complexification des produits, des process et le besoin augmenté d’autocontrôle pour assurer la sécurité et la qualité a un impact important sur les compétences des métiers de la R&D, de la production et des bureaux d’études.
L’automatisation des lignes demande de nouvelles compétences pour les techniciens de maintenance (maintenance prédictive et préventive, analyse vibratoire, optimisation des process, etc.) et pour les métiers de la production (réglages, analyse de dérives, maintenance de premier niveau, actions correctives, etc.).

Les métiers du QHSE, de l’environnement et de la production sont les plus impactés par la croissance de la chimie du végétal et par l’intégration des produits à recycler dans le process de production. L’ensemble de ces trois facteurs ont pour première conséquence l’augmentation de la qualification des emplois dans la Chimie.

Pour en savoir plus

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