La consommation de ciment en France se répartit en un tiers pour les logements neufs, un tiers pour les travaux publics et le reste pour la rénovation des bâtiments existants et l'immobilier neuf non résidentiel. Les ciments Portland représentent les trois quarts de la production en France. La production annuelle de ciment a crû entre 2015 et 2017, puis elle s’est stabilisée en 2018 aux alentours de 16,5 millions de tonnes.

Le secteur doit affirmer ses approches novatrices et les leviers de l’économie circulaire déployés pour faire face aux enjeux environnementaux.

Principaux enjeux


L’industrie cimentière a décidé de se mobiliser face à l’enjeu climatique avec un objectif : atteindre la neutralité carbone en 2050. Pour cela, elle compte s’appuyer sur la création de nouveaux ciments bas carbone, sur le recyclage du béton, sur la captation et la réutilisation du CO2 produit par les cimenteries.

Il s’agit également de renforcer l’efficacité énergétique avec le remplacement des combustibles fossiles par des combustibles de substitution (emballages, biens de consommation en fin de vie, déchets de biomasse et farines animales, pneus, huiles, solvants…). Ces déchets feront ainsi l’objet d’une double valorisation, matière et énergétique. Ces matériaux, qui représentent 43 % des combustibles utilisés en 2019, devront en représenter au moins 50 % d’ici 2025.

Crise sanitaire : quel impact ?

Face à la crise de la COVID-19, les industriels ont dû réorganiser leurs sites de production pour que les mesures barrières soient respectées. Les cimentiers ont ainsi garanti l’approvisionnement de la construction. Ce maintien de l’activité est d’autant plus indispensable compte tenu du rôle joué par les cimenteries dans la valorisation de certains déchets.
Ainsi, malgré le confinement, le niveau de production de ciment en avril 2020 représente encore 50 % de celui en avril 2019, permettant de répondre à la demande des clients (parallèlement au maintien des exutoires pour les déchets).
L’industrie cimentière a également accompagné la reprise de l’activité post-confinement, la production de ciment ayant augmenté de 92 % entre avril et mai 2020.

Emploi et formation

Le secteur s’appuie aujourd’hui sur une population vieillissante qui pourra transmettre son savoir à de nombreux jeunes. En termes de formation, le secteur focalise notamment ses efforts sur la sécurité au travail, mais également sur les métiers en tension et le recrutement (maintenance, exploitation) et ainsi que sur les métiers en émergence liés principalement à l’environnement (gestion des CMS).


Outre le volet emploi et formation, dans un contexte de tension sur les prix, l’amélioration de la rentabilité du secteur passe par des investissements conséquents dans les outils de production alors que les volumes sont stables depuis plusieurs années.

Perspectives

Le « Cement Lab », lancé en janvier 2018 par l’industrie cimentière, est au service de la construction en béton et du BTP. Il rassemble les start-up qui permettront de répondre aux enjeux de la transition numérique, énergétique et du développement durable.

Fin 2018, la première cimenterie verte a été inaugurée en Vendée, permettant de réduire les émissions de CO2 par 4 en produisant du ciment « à froid » via une réaction chimique entre matériaux.

Le projet FastCarb (23 partenaires), qui a démarré en 2018, s’est fixé l’objectif de stocker le CO2 dans les granulats de béton recyclé, de manière accélérée, et d’améliorer la qualité de ces granulats.

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