Historiquement composée des entreprises de Haute Couture, de couture sur mesure, des ateliers de fabrication, de transformation et de retouches de vêtements sur mesure établis en région parisienne, la branche a désormais une portée nationale et accueille la couture artisanale, les métiers de la fourrure, les tailleurs sur mesure et la chemiserie sur mesure.

La branche de la Couture parisienne est constituée de maisons appartenant à des grands groupes : LVMH (Christian Dior Couture, Givenchy, Celine, Patou…), Chanel, Kering (Saint Laurent, Balenciaga…), Puig (Jean Paul Gaultier, Nina Ricci, Paco Rabanne), mais aussi de maisons créatives comme Jacquemus ou Marine Serre. Elle est par ailleurs composée d’une multitude d’entreprises de taille plus modeste spécialisées dans la couture artisanale.
La grande créativité conjuguée aux savoir-faire exceptionnels détenus par les entreprises de la branche concourent à maintenir Paris en position de capitale internationale de la mode. Les acteurs principaux de la branche mettent tout en œuvre pour préserver ces savoir-faire et assurer leur transmission.

Conjoncture

Depuis ces 4 dernières années, la consommation de vêtements de luxe (haute couture et mode créative) explose, notamment en Asie, avec un rythme annuel de croissance à deux chiffres. Bien que la crise liée à la COVID-19 ait provisoirement interrompu cette croissance, les ventes ont repris dès 2020, notamment en Asie. Dans le reste du monde, avec la reprise progressive du tourisme et la réouverture pérenne des boutiques, une reprise devrait s’amorcer dans le courant de l’année 2021.

Crise sanitaire : quels impacts ?

La branche de la couture a été très impactée en 2020 par la crise liée à la COVID-19 : la consommation a fortement diminué du fait de la fermeture des magasins de vêtements lors des confinements et de la diminution des flux de touristes, premiers consommateurs des articles produits par la branche.
Les entreprises ont néanmoins réussi à limiter les impacts, d’une part grâce au e-commerce et d’autre part grâce à la reprise rapide de la consommation du marché asiatique dès le 2e trimestre 2020.
Le chiffre d’affaires du secteur sera en forte contraction sur l’année 2020. Un rebond important est prévu en 2021 par les économistes, mais sans revenir au niveau d’avant la crise, qui ne sera probablement atteint qu’en 2023.

Emploi

Jusqu’à présent, l’augmentation de la demande a été absorbée en améliorant la productivité dans les entreprises. Si la demande continue de croître ces prochaines années, les besoins en salariés vont également augmenter. Il est possible d’observer une croissance des effectifs de la branche.

Formation

Face à la demande croissante des consommateurs pour les produits de luxe, tous les fabricants (pas uniquement les grandes maisons) ont mis en place des systèmes de formation en interne. Ils ont ainsi recruté beaucoup de profils reconvertis (issus d’autres branches, qui n’ont parfois rien à voir). Les profils manuels sont d’abord identifiés grâce à des tests, puis ils sont formés sur une durée de 400 heures en apprentissage (en partie financée par l’Opco) sur des lignes de montage dédiées.

Focus alternance


D’autre part, suite à la modernisation et à la digitalisation des activités, notamment avec le développement du e-commerce, les salariés devront également être de plus en plus qualifiés et polyvalents : créateurs sachant utiliser les nouveaux outils numériques, e-commerce, communication…. Ces évolutions de compétences devront être accompagnées par des plans de formation adaptés.

Pour aller plus loin

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