La fabrication mécanique du verre se décline en 4 grandes sous-activités : les verres creux (bouteilles, vaisselle, flacons…) à destination de l’agroalimentaire, de la parfumerie et de la pharmacie ; les verres plats (vitres) à destination de la construction et de l’automobile ; les verres techniques (laine de verre, par exemple) à destination de la construction ; et enfin les verres de silice à usage scientifique.

Chaque entreprise est spécialisée dans un sous-secteur, les installations industrielles (fours verriers et autres processus de production continus) variant fortement d’une activité à l’autre et nécessitant des équipements spécifiques et une main-d’œuvre qualifiée.

Principaux enjeux

Le secteur adresse plusieurs marchés clients qui ont des dynamiques propres :
▪ La construction devrait porter l’activité dans les années à venir, de par les politiques incitatives de rénovation énergétique des bâtiments, dont le verre plat et la fibre de verre sont des éléments clés.
▪ L’automobile semble en moins bonne position du fait du ralentissement de l’économie suite à la crise liée à la COVID-19.
▪ Les boissons : après une année 2020 qui a vu les ventes en France et à l’export diminuer fortement du fait des taxes américaines et de la fermeture des bars et restaurants, la consommation devrait revenir à la normale dans les années à venir.
▪ La parfumerie et la pharmaceutique devraient reprendre leur courbe de croissance qui était en cours avant la crise.

L’industrie du verre consomme d’ores et déjà le calcin issu du recyclage des déchets ménagers, mais un gisement demeure peu exploité, celui de la déconstruction des bâtiments.

Crise sanitaire : quels impacts ?

Le secteur a été impacté en 2020 par l’arrêt temporaire des chantiers de construction au cours du premier confinement et par la baisse de production dans l’automobile et, plus largement, de la consommation. Même si un rattrapage s’est opéré, le CA des entreprises de la branche devrait être réduit par rapport à 2019.

Emploi et formation

La tendance du secteur n’est globalement pas à une augmentation des effectifs, mais plutôt à la gestion des départs à la retraite à venir, dont une partie pourrait ne pas être remplacée, notamment du fait de l’automatisation des lignes de production.

Perspectives

La digitalisation de l’économie et notamment l’apparition du BIM dans le secteur de la construction font apparaître des besoins croissants dans les domaines du numérique.

Pour en savoir plus

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