La branche des industries pétrolières couvre les activités d’extraction, de raffinage ainsi qu’une partie des activités de la pétrochimie et de la distribution des carburants et combustibles. Le raffinage transforme le pétrole brut en produits raffinés : carburant pour le transport (diesel, essence, kérosène), combustible énergétique pour le chauffage domestique et la production d’électricité (fioul domestique et fioul lourd) et autres produits à usage non énergétique (lubrifiants, bitumes, bases pétrochimiques). Le pétrole représente 45 % de l’énergie finale consommée en France d’après l’UFIP.

Le raffinage a vu ses marges s’effondrer en 2020 à cause de la pandémie. Le négoce pétrolier, dont l’activité principale est la vente de fioul domestique, subit une concurrence vive des autres énergies, le gaz naturel et l’électricité notamment.

La consommation de pétrole et de produits dérivés en France a tendance à baisser. Le secteur du raffinage connaît une baisse continue de ses capacités depuis dix ans, renforcée par la chute des marges, notamment entre 2014 et 2016, suite au ralentissement de l’économie chinoise.

Principaux enjeux

L’évolution vers des économies décarbonées va entraîner à moyen terme une diminution de la consommation. À plus court terme, les normes sur les carburants et sur les rejets dans l’atmosphère constituent des défis industriels pour le secteur.

Dans ce contexte, Total a annoncé plusieurs projets :
reconversion de la raffinerie de Grandpuits en unités de biocarburants routiers et aériens et unités de recyclage de plastique / bioplastique, comme cela est déjà le cas dans sa raffinerie de La Mède qui raffine des huiles végétales depuis juillet 2019 ;
investissement dans le photovoltaïque en Inde ;
production d’hydrogène vert afin d’alimenter la bioraffinerie de la Mède (projet avec Engie) ;
« Airbus des batteries » avec PSA pour produire des batteries.

La loi sur l’économie circulaire, visant notamment à réduire l’usage des plastiques et à augmenter la part de matières recyclées, va également impacter la filière dans les années à venir.

Crise sanitaire : quels impacts ?

Sur l’année 2020, la consommation de carburéacteur a baissé de près de 56 % par rapport à 2019. Sur cette même période, la consommation française de carburants routiers a baissé de 15 %.

Emploi et formation

Secteur historique de l’industrie en France, les entreprises de la branche des industries pétrolières doivent relever le défi du renouvellement de leur population de salariés du fait d’importants départs à la retraite dans les années à venir, et surtout du fait de la diversification dans toutes les énergies liées à la transition écologique. L’enjeu est effectivement de parvenir à recruter dans un contexte de transition écologique.

Perspectives

Les besoins en ingénierie de process demeurent critiques, car la productivité des installations de raffinage et de transport dépend de la capacité à mettre en œuvre une maintenance prédictive automatisée et efficace.

Dès lors, les compétences numériques de collecte et de traitement des données et en automatisme deviennent essentielles au secteur et constituent des axes majeurs de recrutement et de développement des compétences.

D’autre part, les entreprises ont besoin des compétences liées aux nouvelles énergies pour assurer la transition énergétique, notamment des compétences en recherche et innovation dans les secteurs historiques à décarboner mais aussi dans les énergies renouvelables (ENR) et les nouvelles technologies de l’énergie (NTE).

Pour en savoir plus

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