La branche de la maroquinerie suit, dans la chaîne de production, celle des cuirs et peaux. Elle regroupe les activités liées à la fabrication de sacs à main ou de voyages, de bagages, de portefeuilles, de ceintures, de bracelets de montre, de gaineries, de selles et d’harnachements et autres accessoires… Ces articles peuvent être en cuir ou en toiles enduites et autres matériaux.

Les fabricants français sont essentiellement positionnés sur le luxe et le haut de gamme. Ils s’appuient notamment sur la reconnaissance de qualité et de savoir-faire du made in France. Le secteur est entraîné par quelques grandes maisons de luxe, comme Louis Vuitton, Hermès ou Chanel. Ces grands groupes s’appuient, au-delà de leurs ateliers, sur un vaste réseau de fabricants sous-traitants.
On dénombre également de nombreuses petites entreprises indépendantes (67 % de TPE).

A savoir

Un arrêté de fusion en date du 23 janvier 2019 a procédé au rattachement des conventions collectives nationales Cuirs et peaux (IDCC 0207) et Cordonnerie multiservice (IDCC 1561) à celle de la Maroquinerie (IDDC 2528).

Conjoncture

Le secteur de la maroquinerie est en forte croissance. Celle-ci est essentiellement portée par la hausse de la demande de produits haut de gamme et de luxe par les touristes étrangers et à l’international, notamment sur le marché asiatique.
La contrefaçon se développe de plus en plus (notamment par les « petits colis ») et devient un enjeu de plus en plus préoccupant pour les maisons de luxe afin de préserver l’image de marque et du made in France.

Principaux enjeux

Les entreprises développent de plus en plus leur politique RSE : développement de l’innocuité des produits, approvisionnement responsable, bientraitance animale, utilisation ou recyclage des chutes de cuir, etc.

Les activités sont de plus en plus automatisées (par exemple grâce à la découpe laser ou à l’aide à la manutention) et digitalisées (traçabilité, RFID, NFC, showroom virtuel, etc.)

Crise sanitaire : quels impacts ?

Avant la crise sanitaire, la branche de la maroquinerie était sur un rythme de croissance à deux chiffres. Les activités ont été impactées par la crise liée à la COVID-19 : diminution du flux de touristes (principaux consommateurs des articles de luxe) et fermeture des magasins. Le CA de 2020 sera nécessairement en deçà des prévisions de croissance qui étaient faites pour le secteur jusque-là.

Le maintien d’une partie des activités a néanmoins été assuré par la production de masques. Et la reprise d’activité est plutôt rapide du fait que les touristes asiatiques achètent désormais directement dans leur pays de résidence où l’on trouve de nombreuses boutiques françaises.

Une grande partie des entreprises de la maroquinerie étant des TPE (67 %), certaines ont ou auront probablement des difficultés de trésorerie et devront être soutenues pour éviter leur fermeture.

Emploi et formation

La branche s’appuie sur le made in France et son image à l’international. La préservation et le développement des compétences de ses salariés à un niveau d’excellence sont ainsi un enjeu crucial.
Les entreprises ont fortement augmenté leurs volumes de production et les besoins de main-d’œuvre ont suivi proportionnellement. Bien que les métiers de la branche soient attractifs, les acteurs peinent à trouver suffisamment de profils pour satisfaire les besoins.


Pour remédier à cette pénurie de profils, les grandes maisons de luxe et la plupart des fabricants ont mis en place leurs propres formations en interne. Les fabricants identifient les profils manuels à l’aide de tests, puis les accompagnent par une formation de 400 heures, en partie financée par l’Opco, sur des lignes de montage dédiées. La branche est très féminisée (78 %) et souhaite développer son attractivité auprès des hommes également.

Focus alternance

Perspectives

L’apparition de nouveaux outils comme la découpe laser, le RFID ou les puces NFC demande une montée en compétences des salariés.

Pour accompagner la transition numérique, un Engagement de développement de l’emploi et des compétences (EDEC) numérique Textiles-Mode-Cuirs avait été conclu sur la période 2016-2019. Le renouvellement de ce type d’accord pourrait permettre de poursuivre la transition numérique.

Pour en savoir plus

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