L’industrie textile comprend la conception, la fabrication et la commercialisation des textiles. La fabrication regroupe quatre activités principales : la filature (création et transformation du fil), la production d’étoffe (tissage, tricotage, non tissé), l’ennoblissement (teinture, impression, apprêts, etc.) et la confection / l’assemblage. Les textiles peuvent être ainsi fabriqués à partir de matières premières naturelles ou synthétiques.

Les produits semi-finis ainsi obtenus sont utilisés dans de nombreux secteurs. Les plus connus sont l’habillement et l’ameublement, mais le textile alimente en réalité la plupart des secteurs industriels : le transport (sièges, revêtements), le bâtiment et génie civil (protections, habillages de façades, géotextiles, toitures), l’emballage (luxe, tote-bags), le médical (pansements, attelles), l’industrie (bâches, composites), les sports et loisirs (voiles, tentes, cordages), l’agriculture (filets)…

Conjoncture

Le développement durable constitue un enjeu majeur pour la filière. En effet, les clients et les consommateurs sont de plus en plus sensibles à l’impact environnemental des produits textiles. La demande augmente pour des textiles plus responsables, éco-conçus, produits localement. La crise liée à la COVID-19 a renforcé cette tendance existante.

Crise sanitaire : quels impacts ?

La branche Textile est lourdement impactée par la crise liée à la COVID-19 : d’une part, la consommation a fortement diminué du fait de la crise économique et de la fermeture des magasins de vêtements ; d’autre part, certains marchés de sous-traitance pour le textile ont particulièrement souffert (aéronautique, hôtellerie-restauration, événementiel…) ; enfin, l’approvisionnement en matières premières a été fortement perturbé.

Certaines entreprises de la branche ont été très réactives en adaptant leurs outils de production pour fabriquer des millions de masques en tissu qui ont permis de faire face à la pénurie lors du premier confinement.

Principaux enjeux

La branche Textile confirme son orientation vers des textiles de plus en plus techniques : des textiles technologiques pour les industries de pointe (automobile, aéronautique), des textiles intelligents et personnalisés pour les consommateurs. Cela doit se traduire par un renforcement de l’innovation et de l’investissement en recherche et développement. La branche s’engage également dans le développement de la digitalisation de l’ensemble de ses activités, notamment via le dernier EDEC numérique.

Emploi et formation

La branche du Textile, une industrie historique et en déclin depuis plus de 30 ans, semble parvenir à stabiliser ses activités et son nombre de salariés ces quatre dernières années. La poursuite des activités de promotion de la filière est un enjeu important pour affirmer l’industrie textile comme une industrie du futur.

Focus alternance


La formation des salariés en poste est également un axe de travail important pour la politique emploi-formation de la branche : celle-ci doit veiller au développement de la formation interne, à la transmission des savoir-faire entre générations et à la montée en compétences de ses salariés.

En effet, l’industrie textile française, évoluant de plus en plus vers la production de textiles techniques, demande de nouvelles compétences. La montée en compétences des premiers niveaux vers les niveaux intermédiaires / hauts est essentielle pour pouvoir continuer de développer ce secteur.

Perspectives

Information, sensibilisation des jeunes, vitrine via l’observatoire des métiers et le portail French Tex (www.frenchtex.org), marque employeur et label seront autant de leviers clés pour poursuivre la redynamisation de la filière.

La branche faisant face à des difficultés de recrutements, ses entreprises mettent donc en place, avec l’aide de l’UIT, des dispositifs de formation particuliers, notamment via des cursus d’alternance personnalisés et des contrats de professionnalisation sur mesure.

Pour en savoir plus

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