L'industrie nautique recouvre une partie des activités de la branche des industries et des services nautiques : la construction de bateaux neufs, la fabrication d’équipements et de moteurs, la réparation et la maintenance des navires.

La France a une position forte sur le marché mondial de la construction de bateaux de plaisance, notamment avec une première place pour la production de voiliers et plusieurs groupes leaders, parmi lesquels le groupe Bénéteau.
Cette activité génère plus de 1,3 Md€ (hors équipements et moteurs), dont plus de 70 % à l’export, et représente environ 10 000 emplois.
En France, la pratique nautique est particulièrement dynamique avec 4 millions de plaisanciers réguliers, ce qui engendre une activité conséquente de location, réparation et maintenance.

Conjoncture

Avant la crise sanitaire, le nautisme connaissait une croissance continue. Les industriels du secteur travaillent désormais à la compétitivité de leurs outils industriels au travers d’investissements dans la modernisation et l’augmentation capacitaire de leurs outils de production.

La prévision de croissance des immatriculations de bateaux neufs est estimée à 13 % pour la saison 2021, ce qui ne permettra cependant pas de retrouver le niveau de 2019. On constate en effet une chute des ventes due aux confinements. D’autre part, la fermeture des chantiers navals a entraîné du retard sur les calendriers de livraisons.

Crise sanitaire : quels impacts ?

La crise sanitaire a entraîné la fermeture temporaire des chantiers navals et un recul des ventes lors du confinement. Par conséquent, sur le court terme le chiffre d’affaires des entreprises de la branche sera fortement impacté. Sur le plus long terme, certaines restructurations devraient avoir lieu.

Principaux enjeux

L’industrie nautique est d’ores et déjà très engagée dans le développement durable. Les enjeux environnementaux sont intégrés tout au long du cycle de vie du bateau. On peut citer l’initiative de la FIN avec la création, il y a dix ans, de l’Association pour la plaisance éco-responsable (APER). Devenue éco-organisme en mars 2019, l’APER anime la première filière mondiale de déconstruction des bateaux de plaisance hors d’usage.

Emploi et formation

Des délocalisations de production sont annoncées ainsi que des restructurations incluant des fermetures de sites. En vue d’une relance prochaine du secteur, les compétences critiques doivent être maintenues. Il est effectivement primordial pour les entreprises de préserver les compétences et les savoir-faire des opérateurs de production en France. Ainsi, ces derniers ne devraient pas être impactés par les différentes mesures.

La population de salariés, et notamment d’ouvriers, est néanmoins vieillissante et il est à prévoir de remplacer la majorité des départs à la retraite par le recrutement de jeunes. La branche développe à cet effet son attractivité auprès des jeunes au travers d’une convention de coopération et d’un développement du réseau des campus et des lycées du nautisme et de la plaisance.

Perspectives

Porté par l’innovation et le haut de gamme, le secteur de l’industrie nautique nécessite toujours plus de compétences technologiques d’innovation, de conception et d’intégration. Le développement de ces compétences est un prérequis au développement de la compétitivité des entreprises.
Comme dans de nombreux secteurs, les compétences liées aux équipements de production automatisés sont également de plus en plus recherchées afin de gagner en productivité face à la concurrence.

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