L’industrie pharmaceutique regroupe toutes les opérations menant des matières premières (principes actifs, excipients, conditionnement, etc.) aux produits finis, les médicaments. Cette production répond à des normes nationales, européennes et internationales parmi les plus strictes de la production industrielle. La durée de développement d’un nouveau médicament est ainsi de plus de 10 ans en moyenne. La recherche et le développement occupent donc une place très importante dans l’emploi et dans l’investissement des entreprises de la branche.

On distingue deux principales fabrications : la fabrication de médicaments en forme sèche (pesée, mélange, conditionnement primaire et secondaire) et la fabrication de biomédicaments (multiples étapes chimiques : centrifugation, chromatographie, inactivation virale, etc.).
On distingue aussi différents types de commercialisation des médicaments : la vente « en ville » dans les pharmacies et officines de médicaments remboursables et non remboursables, les médicaments vendus aux hôpitaux et les médicaments vendus à l’export.

Principaux enjeux

Les industries pharmaceutiques font des prévisions de croissance de l’activité dans les années à venir : en volume sur le marché domestique, en volume et en chiffre d’affaires sur le marché à l’export.
Cela se traduit par des investissements importants de la part des grands groupes pharmaceutiques, permettant l’augmentation de la capacité de production (agrandissement ou création de sites de production).

Crise sanitaire : quels impacts ?

La crise sanitaire a eu plusieurs impacts sur l’industrie pharmaceutique :
– accélération de la demande de médicaments ;
– augmentation de l’investissement en R&D pour trouver un vaccin ou des traitements ;
– remise en question de la souveraineté européenne pour fabriquer ses médicaments et donc une possible relocalisation de la production dans les années à venir, ne serait-ce que pour la production du principe actif du paracétamol, délocalisé depuis 2008.
Ces externalités positives alliées à la bonne santé financière des entreprises de la branche ont permis à ces dernières d’être très résilientes face à la crise.

Emploi et formation

Les investissements réalisés dans le secteur par les grands groupes pharmaceutiques vont s’accompagner d’un besoin croissant de main-d’œuvre sur les sites de production existants.
Cette tendance va s’accélérer suite à la crise sanitaire : certaines entreprises vont probablement être amenées à produire des vaccins et la relocalisation de certaines productions, notamment de principes actifs, va continuer de dynamiser le secteur en termes d’emploi.

La pyramide des âges étant vieillissante, le renforcement de l’attractivité de la branche pour les jeunes est un enjeu important. Pour cela, la branche mise sur le développement de l’alternance et la communication auprès des étudiants en formation initiale.
Un Accord de développement de l’emploi et des compétences (ADEC) a également été signé entre l’État et les industries de la santé.

Perspectives

La transition numérique impacte les activités des entreprises de la branche : intelligence artificielle et big data (pour la recherche, les simulations et les analyses de marché), cybersécurité, les solutions multitechnologiques, etc.

Les entreprises vont devoir continuer leurs efforts en poursuivant leurs investissements dans la R&D et la formation de ses salariés sur ces sujets pour préserver leur compétitivité et leur sécurité.

Pour en savoir plus

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