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Signature d’un partenariat pour accompagner les compétences des salariés de la filière « batteries »

Deux OPCO, OPCO 2i et OPCO Mobilités, ont signé le 6 juillet 2021 avec le ministère du Travail, le ministère de l’Economie et EIT Inno Energy, un contrat de partenariat pour une stratégie commune de promotion et réalisation de formations pour le développement de la filière des batteries en France.

L’écosystème naissant des batteries a un impact sur de nombreux secteurs économiques de premier rang, notamment la branche de la métallurgie et son secteur automobile, la branche de services de l’automobile et celle de l’énergie. Les ministères du Travail et celui de l’Economie, sous l’égide de la commission européenne (avec EIT Inno Energy, organisme dont la mission est l’accompagnement de l’innovation, de l’entreprenariat et des compétences dans le domaine de l’énergie durable), ont souhaité mettre un accent fort sur l’anticipation et le développement des compétences en signant un partenariat inédit avec deux opérateurs de compétences.

Accélérer la formation des salariés

L’objectif est de donner un cadre permettant la collaboration entre acteurs de cette transformation et de relever le défi des compétences en France, qui représente environ 150 000 employés pour la période 2021-2025. Ce partenariat permettra d’accélérer la formation des salariés français via l’aide au financement de formations qui couvrent les domaines d’expertise, de connaissances et de compétences exigés par le secteur de la batterie et de l’électromobilité tout au long de la chaîne de valeur.
« Notre objectif est de contribuer aux solutions du maintien des emplois et à l’anticipation des compétences requises pour sécuriser le rebond de l’industrie, indique Abdelkrim Ahil, président d’OPCO 2i. Ce rebond s’inscrit dans les grandes orientations définies au niveau national : je pense à la transition écologique ou aux enjeux de souveraineté économique et d’indépendance technologique. En tant qu’opérateur de compétences des branches industrielles, nous devons servir ces enjeux ».

Financements dès 2021

Cette convention-cadre comprend deux étapes. La première concerne les deux OPCO mobilisés dès 2021. Par ce partenariat, OPCO 2i s’engage à financer les premières formations dans le cadre d’expérimentations pilotes.  Les salariés pourront voir leurs actions financées par l’OPCO :

  • soit par les conventions FSE existantes signées en 2020 avec les OPCO 2i et Mobilités. Ces conventions attribuent à chacun des OPCO une subvention FSE permettant de financer à hauteur de 50% des coûts pédagogiques et jusqu’au 31 décembre 2021, des actions de formations en faveur des salariés des entreprises employant plus de 50 salariés. Les formations des salariés sont éligibles au cadre d’intervention du Fonds Social Européen (programmation 2014-2020).
  • soit par les fonds de l’aide à la formation du Fonds national de l’emploi, FNE-Formation, alloués aux OPCO par convention cadre (Convention Relance Industrie pour OPCO 2i), qui permettraient de financer à hauteur de 100% des coûts pédagogiques pour les entreprises de moins de 300 salariés et jusqu’au 31 décembre 2021.

« Nous répondons présents pour accompagner l’écosystème naissant des batteries. L’impact est fort sur de nombreux secteurs économiques de premier rang, notamment ceux de la métallurgie et son secteur automobile, celui de l’énergie, mais également de nombreux autres comme la chimie », explique d’Abdelkrim Ahil, président d’OPCO 2i.

Des études et une solution pérenne

Les OPCO pourront également lancer des études permettant d’analyser l’ensemble des besoins des entreprises et des salariés concernés dans leurs champs professionnels. Ces études permettront de dresser un diagnostic sur l’ensemble des évolutions économiques, technologiques, démographiques et sociales rencontrées par les branches professionnelles concernées par la transition énergétique et leurs conséquences sur l’emploi et les compétences. Grâce au retour d’expérience de la première phase, les parties conviennent de la mise en œuvre d’une solution pérenne lors d’une seconde phase (2022-2025) avec l’élargissement des formations disponibles et la montée en charge de leur financement par le nouveau programme européen FSE +.