La branche de la bijouterie, joaillerie et orfèvrerie représente les entreprises de fabrication d’articles de joaillerie, de bijouterie, de bijouterie fantaisie et articles similaires, les entreprises d’orfèvrerie et les entreprises de frappe de monnaie.

En termes d’activité, en 2019, le chiffre d’affaires de l’activité des donneurs d’ordre a progressé de 37 %, celui de la sous-traitance de 25 % et celui de la fabrication réalisée dans l’entreprise pour ses propres collections de 13 %, les maisons de la place Vendôme tirant toute la chaîne du bijou précieux et non précieux en France.

Contexte

Ces dernières année, sa branche connaît une croissance de son chiffre d’affaires (+ 23 % de production en valeur entre 2018 et 2019).
Cette croissance est largement portée par l’export, qui représente 6,8 M€ en 2019. La balance commerciale du secteur est excédentaire depuis 3 ans. Cette dynamique est soutenue par la consommation de produits haut de gamme issus des grandes maisons parisiennes par une clientèle aisée (dont les revenus ont progressé ces dernières années) et internationales. Les produits se positionnent également comme des valeurs refuges, à l’instar de matériaux les composant, comme l’or.

Crise sanitaire : quels impacts ?

Pour 2020, une contraction du CA due à la crise sanitaire est à anticiper. Néanmoins, la bonne résistance de la consommation issue du marché asiatique (reprise rapide de la consommation après le confinement de début 2020) devrait permettre à la branche de minimiser ses pertes, contrairement à d’autres secteurs situés sur des produits à moins forte valeur ajoutée.

Principaux enjeux

Le numérique est un facteur d’évolution prégnant pour la branche depuis plusieurs années. Il amène de nouveaux procédés de création (nouveaux logiciels de conception 3D) et de production (scanners, pré-sertissage, tribofinition, machines de fabrication numérique et fabrication additive).

Pour l’ensemble du secteur, la RSE est un enjeu : la filière fait figure de proue dans l’implantation de dynamiques durables et responsables, notamment grâce à la certification du Responsible Jewellery Council, dont une majeure partie des entreprises françaises sont certifiées depuis plus d’une décennie.

Emploi et formation

Dans le contexte de la crise liée à la COVID-19, la branche a mis en place des dispositifs pour en limiter l’impact social (activité partielle, aménagement du temps de travail…).
Les activités de la branche sont soutenues par une image d’excellence (savoir-faire ancestraux et made in France). La préservation et la transmission de ces compétences sont donc un enjeu crucial pour les entreprises, PME comme grands groupes de luxe.

La formation aux nouvelles technologies de production est un enjeu important et un levier de compétitivité pour les entreprises. Les attentes de celles-ci en matière de qualification des salariés (et de polyvalence dans les TPE) augmentent. L’accompagnement de la branche sur ce sujet est primordial pour suivre au plus près les évolutions technologiques et former les salariés en conséquence.

Focus alternance

Si les grands noms de la joaillerie concentrent une large majorité du chiffre d’affaires du secteur (2/3), il est essentiel d’accompagner les plus petites structures, souvent sous-traitantes de grands noms, pour les soutenir dans la valorisation de leurs savoir-faire vis-à-vis de ces derniers.

Pour en savoir plus

Panorama branche professionnelle Bijouterie, joaillerie, orfèvrerie pdf | 2.34 MB Financer vos formations Accéder aux règles de prise en charge